Patronat et gouvernement ne cèdent rien : le 1er mai puis le 9 mai, prenons la rue !

Plus de deux heures d’enfumage ! Sans surprise, la conférence de presse de Macron, supposée être la conclusion du « grand débat » et, par là-même, la réponse aux revendications des Gilets jaunes, n’aura été encore une fois qu’une grande comédie. Dès le début, la messe a été dite quand Monsieur Blabla, au bout de quelques minutes, a annoncé que « les orientations menées depuis deux ans sont bonnes. Elles doivent donc être préservées, poursuivies et intensifiées... ».

Macron a donc rejeté très rapidement les revendications portées depuis six mois sur les ronds-points et dans la rue pour plus de démocratie, de justice fiscale et d’égalité sociale. Et comment aurait-il pu les satisfaire, alors que son action et son projet ne sont qu’attaques d’une violence inouïe contre l’immense majorité de la population ?

Rejet en bloc de toute mesure permettant une plus grande démocratie, à part quelques aménagements institutionnels de l’existant…

Refus de toute réforme permettant plus de justice fiscale et donc une autre répartition des richesses, avec – cerise sur le gâteau – un plaidoyer en défense de la suppression de l’ISF !

Rien non plus sur le pouvoir d’achat, sauf réindexer les petites retraites sur l’inflation… en 2020 ! Rien de concret sur l’urgence écologique et climatique. Et bien sûr rien sur la répression et les violences policières. Enfin, concernant les services publics, Macron veut nous faire croire qu’il va faire mieux avec moins d’argent et moins de postes… En revanche, digne exécutant des désirs du Medef, il nous fera travailler plus et plus longtemps !

Au passage, on notera ses clins d’œil appuyés à l’électorat d’extrême droite, avec les discours belliqueux contre l’« islam politique » et l’insistance sur la nécessité de se « protéger » derrière des frontières, celles-là même qui tuent des milliers de migrantEs chaque année de la Méditerranée aux Alpes.

Fidèle à sa morgue et à son mépris habituels, Macron reste donc droit dans ses bottes. Ce n’était pas une conférence de presse, mais un véritable appel à prendre la rue : après samedi dernier, cette journée de mobilisation du 1er mai puis celle du 9 mai, avec la grève de toute la fonction publique, doivent marquer de nouvelles étapes dans la mobilisation pour qu’enfin notre colère et nos revendications soient entendues et que Macron remballe à la fois sa morgue et sa politique.

A Chambéry, RDV le 1er mai à la Sasson à 10h.

Fête du 1er mai de l’UL CGT en bas de Buisson-Rond à partir de 12h

Marmite du 1er mai de la FA en haut de Buisson-Rond à partir de 12h