1er décembre Chambéry. Vers une convergence entre forces syndicales et gilets jaunes ?

Ce samedi 1er décembre, les rues de Chambéry ont été le théâtre d’une manifestation unitaire qui a rassemblé les forces politiques et syndicales, ainsi que des gilets jaunes. Des perspectives ont été posées pour la suite d’un mouvement qui prend de l’ampleur face à Macron et son gouvernement.

Appelée par le collectif local 3A, pour « Alternative A l’Austérité », qui s’était saisi de l’appel national à manifester de la CGT, c’est un défilé dynamique, animé par de nombreux slogans déterminés, qui a eu lieu dans les rues de Chambéry ce samedi 1er décembre. Du côté des forces syndicales, diverses sections de la CGT ainsi que quelques militants de Sud Rail étaient présents ; côté forces politiques, les drapeaux ont notamment laissé voir le NPA, le PCF, la France Insoumise et Attac. La nouveauté de ces dernières semaines, c’est que des manifestants arboraient également le désormais célèbre « gilet jaune », montrant les signes d’une convergence nécessaire mais qui reste encore à approfondir.

D’autres « gilets jaunes » avaient décidé de bloquer dès 8h30 l’accès au centre commercial Chamnord et de lever les barrières du péage pour une opération « péage gratuit », s’inscrivant dans les multiples actions qui ont eu lieu ce samedi en Savoie et Haute-Savoie – autour de Chambéry, d’Albertville, de Saint-Michel-de-Maurienne et de de Sainte-Hélène-sur-Isère où selon le Dauphiné Libéré, la participation a beaucoup forci pour cette troisième journée de mobilisation.
Partout en France, alors que le gouvernement continue à ignorer totalement les revendications, le mouvement ne faiblit pas. Et la convergence entre les différentes forces organisées se construit : à Paris, un large cortège a rassemblé des gilets jaunes, les cheminots du collectif intergare issu de la lutte SNCF du printemps dernier, les comités Vérité et Justice pour Adama, Action antifasciste Paris Banlieues et Banlieues respect, ainsi que des étudiants de nombreuses universités qui commencent à se mobiliser contre la hausse des frais d’inscription.